Le cri du petit chaperon rouge de Beate Teresa Hanika

Publié le par Vera Brieuc

"Au centre de ce récit tendu à se rompre, Malvina, treize ans. Les vacances de Pâques commencent. La grand-mère de Malvina est morte, et quelqu’un doit s’occuper du grand-père qui vit désormais seul dans son appartement ; sa mère souffre de migraines chroniques et s’est complètement retirée de la vie de famille ; ses frères et soeurs ont déjà quitté la maison et se désintéressent du problème ; quant à son père, il se contente de donner des ordres. Malvina sera donc le « petit chaperon rouge » qui, à vélo, chaque jour, apporte un repas chaud et une bouteille de vin rouge au grand-père. Lors de sa dernière visite, il a demandé à sa « petite-fille préférée » si elle avait déjà un petit ami, et l’a embrassée sur la bouche. Malvina est restée seule avec sa honte, incapable d’en parler. Seule ? Pas tout à fait : il y a Lizzy, son amie de toujours, madame Bitschek, la voisine polonaise, et puis un gars du quartier, surnommé Traque… Jour après jour, nous plongeons dans l’intimité de cette attachante héroïne, qui nous fait tout partager : ses souvenirs d’enfance profondément enfouis, sa peur et son sentiment de culpabilité, la naissance de son premier amour, sa complicité avec sa meilleure amie, ses relations conflictuelles avec le reste de sa famille…"

C'est un beau roman... même si ce n'est pas forcément une belle histoire. 

J'ai adoré la douceur des mots utilisés pour parler d'un sujet plus que délicat. L'auteure arrive avec des mots simples et des descriptions timides (voir pudiques) à décrire l'horreur d'une relation imposé par un grand- père. Mais, le livre relate aussi la difficulté de faire comprendre aux proches et aux autres membres de la famille.

Comment se faire comprendre quand on a 13 ans et que papi nous aime bien ? Comment ne pas culpabiliser quand papa me dit que papi a besoin de moi ?

Trouver une oreille attentive qui ne remet pas la parole en doute peut se révéler être un défi. Malgré tout, ce roman montre bien que la clé est la communication et le pouvoir de dire non.

Je pourrai le conseiller à un ado en guise de prévention sans aucun problème. 
 

Publié dans Emotion, Jeunesse

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